Programa de Festas

Março 24, 2008

Qi Qiao Ban – As Sete Pranchas da Astúcia

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nick caveA Compagnie 111 (Novo Circo) com a participação de acrobatas chineses e da Ópera de Pequim, regressa ao Centro Cultural de Belém com Qi Qiao Ban – As Sete Pranchas da Astúcia, espectáculo criado na China por Aurélian Bory.

“Poursuivant une écriture du théâtre basée sur le corps et l’objet, tous deux propres au cirque, j’ai accueilli avec enthousiasme l’idée d’aller rencontrer des artistes chinois de la ville de Dalian, dont le niveau acrobatique est l’un des plus élevés au monde. J’ai ensuite imaginé composer avec eux un conte visuel moderne, en m’inspirant du sens très développé de la métaphore. J’ai choisi comme support du spectacle et comme seul décor un jeu datant de l’antiquité chinoise, découvert en Europe à la fin du XIXe siècle : le tangram, ou en chinois qi qiao ban, qui signifie les sept planches de la ruse.

Le qi qiao ban est un jeu de solitaire. Il est composé de sept éléments géométriques : cinq triangles de trois tailles différentes, un carré, un parallélogramme, qui juxtaposés d’une certaine manière forment un grand carré. Un grand nombre de figures géométriques peuvent être reproduites en variant les juxtapositions, et certaines sont très représentatives des rapports mathématiques et géométriques liant les différents éléments. Une réflexion sur certaines figures permet d’en déduire certains théorèmes géométriques de façon visuelle.

Le fait de chercher dans les mathématiques l’origine du projet est à la fois une continuité dans mon esthétique basée sur la géométrie, mais aussi une façon de déplacer la rencontre avec les artistes chinois sur un terrain neutre, une science majeure à la fois dans la pensée chinoise et dans la culture occidentale.

qi qiao ban

Le spectacle est ainsi conçu pour quatorze acteurs d’âge différent, qui viendront de l’acrobatie principalement, mais aussi de l’opéra. Les acteurs manipuleront eux-mêmes le décor. Au départ, ce grand carré leur servira de socle, puis les sept éléments se dissocieront et pourront tenir debout sur leur tranche, dessinant des formes de trois à six mètres de haut. Les acrobates travailleront en grimpant sur les faces de ces sept objets, dans un équilibre fragile, contrastant avec leur habituelle virtuosité.

Ces sept formes placeront ainsi l’homme au milieu de forces mathématiques qui le dépassent. Mais ces propriétés ne seront pas uniquement utilisées en tant que telles. Placées sur la tranche, les sept pièces du jeu formeront des paysages mobiles, dont les combinaisons sont nombreuses. Il s’agit là de mettre l’homme face à des puissances : puissances naturelles d’une part, telles que la montagne, avec les mythes qui l’habitent, et puissances politiques d’autre part, comme la ville, les grands ensembles. Acceptons-nous le monde changeant , ou rêvons le encore immuable ? Que doiton croire aujourd’hui des forces de la terre, et des forces de l’homme ?

qi qiao ban

Dans une composition en sept tableaux, ou plutôt dans un poème fait de sept métaphores géométriques, les sept planches de la ruse veut réinventer la mythologie d’un peuple, d’un monde à part, d’un continent fictif, imaginé non pas en chine, mais bien plus loin encore, là où « les yeux furibonds des rois adamantins valent moins que les sourcils baissés des bodhisattvas » (proverbe chinois).”

Aurélien Bory, janvier 2007

De 26 a 30 de Março no CCB
Quarta a sábado às 21h00, Domingo às 16h00
Bilhetes: 5 a 20 euros (sujeitos a descontos)
Telefone: 213612400

Informação do Centro Cultural de Belém

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